Laurent Perrin - Portfolio

Journaliste aux mutliples compétences

Forêt de l’aventure au Maïdo

Installée parmi les cryptomerias du Maïdo, la Forêt de l’Aventure est le deuxième parc d’accrobranche de l’île. C’est l’endroit idéal où passer une journée de vacances, en famille ou avec des amis. Nous l’avons testé pour vous.

Il est exactement dix heures lorsqu’on arrive sur le parking. La forêt de cryptomerias nous accueille à bras ouverts. Il y fait un peu frais en cette saison, mais l’on va vite se réchauffer. Les formalités expédiées, mes amis et moi enfilons nos baudriers avec l’aide du moniteur. Celui-ci nous emmène ensuite sur un premier atelier qui sert de briefing. C’est là qu’on nous montre les manipulations essentielles que nous suivrons tout au long du parcours. Et qui sont censées assurer notre sécurité dans la mesure où nous les respectons scrupuleusement.

C’est parti ! Nous voilà déjà autonomes, prêts à voler vers l’aventure de nos propres ailes.
Commençons par reproduire les gestes inculqués quelques minutes plus tôt. D’abord tirer la cordelette qui permet de descendre un gros mousqueton que l’on attache ensuite au baudrier. Puis doubler cette attache avec un deuxième mousqueton, ou “vache” pour les intimes. Le principe prévaut partout. On grimpe ensuite le long d’une échelle de corde pour atteindre le plateau. Celui-ci est niché à 5 mètres au dessus du sol et peut recevoir 2 personnes à la fois. Une fois qu’on y est, on se sécurise à la ligne de vie et on observe. Une petite pancarte indique à chaque fois la façon se s’y prendre pour rejoindre le plateau suivant. Que ce soit une tyrolienne des Andes, un pont japonais, des étriers ou un fil de funambule, il faut chaque fois fixer sa poulie à la corde qui va d’arbres en arbres. Question de sécurité, de facilité aussi. Ainsi, si l’on fatigue en fin de parcours, il n’y a qu’à se laisser glisser le long de cette ligne.

Des décors somptueux

Quel régal que d’évoluer parmi ces arbres colossaux à 1300 mètres d’altitude. Installé dans une concession s’étalant sur trois hectares, le parc offre le cadre propice à de telles activités. Le décor évolue au fil du parcours et ne cesse jamais de nous surprendre. On traverse ainsi avec délice la forêt primaire de bois de couleur et ses fougères arborescentes. On sera surpris de croiser ici ou là les restes d’un four à géranium. C’est qu’on se trouve en fait sur les terres d’une ancienne culture de géranium, qui a précédé les cryptomerias, il y a 40 ans de cela.

Deuxième parc du genre à avoir ouvert ses portes à la Réunion, en 2003, soit un an après Forestia (Plaine des Palmistes), la Forêt de l’Aventure se rajoute à une liste déjà longue de quelques 200 parcs répartis dans toute la France. “En métropole, la plupart des stations de ski ont leur parc d’accrobranche. Ceux-ci ont servi de modèle pour la construction du nôtre.”, reconnaît Yannis, notre moniteur. Ouverte tous les jours pendant les vacances, la Forêt reçoit notamment la visite de centres aérés. Des groupes de gamins débarquant par paquet de 50 par demi-journée et qui vous mettent une sacré ambiance dans la vallée. Deux parcours sont proposés aux visiteurs : la Mini Forêt pour les moins de 5 ans regroupe 21 activités sur 3 sites. Pour les autres, ceux qui dépassent les 1,40 mètres, ce sera le Grand Parcours et ses 42 ateliers. Pour les aventuriers, il faut compter une vingtaine d’euro pour participer. Moins si vous êtes en groupe. Les accompagnateurs peuvent se promener librement et profiter des sentiers. Il est midi quand nous retournons à la voiture. L’estomac creusé par l’activité, nous filons tout droit chez Doudou, un restau sympa situé un peu plus bas sur le chemin du retour.

Août 2007