Le Grand Tétras du Jura

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Nous étions un jour avec la maman de Jean et de Claudine, Ninette, dans le Jura. Pourquoi revenir sur cette histoire ? Parce que nous parlons de la ligne bleue des Vosges. Bleue à cause des sapins. Et le Jura est aussi énormément planté de sapins. Nous étions tout prêt de Saint-Laurent-du-Jura. A un moment donné j’éprouve le besoin de me retrancher derrière un buisson, soyons précis, je m’accroupis et… mon dieu, à un moment donné, pan : un bruit énorme derrière moi. J’ai peur, je me demande ce que c’est. Ça m’a fichu vraiment la frousse. Enfin peur… n’exagérons pas. Je me relève précipitamment et que vois-je ? Un énorme oiseau noir qui vole lourdement et se niche dans les arbres un peu plus loin. Je ramasse au passage quelques morilles qui traînaient par là, des petits morillons noirs et pointus qui sont si bons avec du poulet. Et arrivé à Saint-Laurent-du-Jura, je vois une personne d’un certain âge, je lui explique ce qui m’est arrivé. Elle me dit « mais vous avez de la chance, vous avez vu un Grand Tétras ». Qu’est-ce qu’un Grand Tétra ? « Et bien si vous voulez en voir un empaillé, vous allez chez le pharmacien, il en a un », me dit-il. Je vais donc chez le pharmacien, qui me montre son Grand Tétra empaillé : c’est un coq de bruyère. C’est le gros coq de bruyère. Donc j’ai eu la chance de voir un Grand Tétra en vie, ce qui n’est pas courant. D’ailleurs c’est un animal protégé maintenant, on ne le tire plus, il est très rare. Il a une crête rouge, c’est la seule chose qui permette de le distinguer, et encore on la voit très peu, il faut la voir de près. Il y a le Grand Tétra et le petit Tétra, qui lui est un peu plus courant, c’est le coq de bruyère. Nous étions près du lac de Malbuisson, qui s’appelle aussi Lac de Saint Point, et dans toute la région nous avons des cousins.

Une anecdote racontée par René Perrin

Car wash

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Un grand classique des vacances d’été à la Maison Verte, avec dans le rôle des laveurs : Alexandre, David et Laurent…

L’histoire des moutons de champagne

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Figurez vous que le Comte Thibaud de Champagne régnait sur le fief Champagne. Et comme chacun sait, en Champagne Pouilleuse, c’est à dire la partie qui s’étend à l’est de Châlons ou au sud de Reims, était au début du XIXème siècle encore, une région uniquement crayeuse : la craie affleurait presque au sol, il n’y avait que quelques centimètres de terre arable tout juste. On ne pouvait rien cultiver et il n’y avait que des herbes. Les troupeaux de moutons étaient donc à paître sur ces herbes-là. Et ensuite pour les vendre on les ramenait en troupeaux à Vitry-le-François, la capitale de Thibaud de Champagne à l’époque, ou à Troie à une autre époque. Le comte Thibaud comme tout seigneur avait besoin de faire rentrer des impôts. Il y avait donc une taxe sur les troupeaux de cent moutons, parce qu’on considérait que quand deux ou trois moutons passaient, on n’allait pas les embêter avec ça. Mais les bergers champenois se sont dit « tiens, pourquoi ne passerait-on pas avec 99 moutons ? » Plusieurs d’entre eux sont passés avec 99 moutons pour les vendre à Vitry-le-François. Mais disons que le grand intendant du coin s’en est aperçu rapidement et Thibaud de Champagne a promulgué un second Édit selon lequel « désormais, 99 moutons et un champenois feraient cent bêtes » ! Et la question était résolue (rires).

Une anecdote racontée par René Perrin

Aquarelle de Chantal Guillaume